L’enfant du desert

Je suis nee sur la dune et pour moi la pluie est source de bonheur. Je ne connais que la chaleur et la soif. L’ endurance est mon armure. Je me bats contre les elements de la nature car j’en suis la cinquieme.

Mon animal est le dromadaire. Je ne l’ai pas choisi, on s’est trouve. Lui m’a reconnu en me voyant et moi je l’ai reve avant de le rencontrer. S’en est suivi une histoire d’amour eternelle comme le sable fin qui nous a uni. Je partage sa tenacite, il m’envie ma solitude. Je lui chante mon bonheur, il me murmure son contentement.

Je vis la vie que mon destin m’a octroye. Je suis les pas de mes aieuls. Je n’offense ni la terre ni les creatures qui y vivent car je leur doit du respect. Je voue gratitude a mes ancetres de cette sagesse. Cet heritage m’est aussi chere que l’air que je respire. Je veux le leguer a mes enfants pour qu’ils n’oublient jamais d’ou ils viennent. Enfant du sable, enfant du desert.

La langue La langue est singuliere a chaque etre humain. Singuliere c’est-a-dire propre a un peuple, specifique a une region, ou tout simplement authentique a une personne donnee. Le nomade est vetu de sa langue. Il l’a porte comme une armure. Il la glorifie, l’honore, la respecte en la perpetuant. J’ai herite de cet amour pour les mots. Lances comme des fleches. Entoures de sens que le vent emporte au gre de ses mouvements. On m’a chante les louanges du verbe et la force de la diatribe. J’ai longtemps garde ce sentiment, cache meme. Pour me conformer a la citadine que je suis devenue a cause de mon education. Je pense que c’etait plus un formatage qu’une education. Car tout ce qui faisait mon identite a ete gomme. En sous-entendant que pour etre eduque il faut un autre etat d’esprit. Je ne regrette rien. Pour la simple raison que tant tu as ta langue au sens propre ou figure tu ne risques pas de te perdre.

L’enfant du desert

L’enfant du désert

Je suis née sur la dune et pour moi la pluie est source de bonheur. Je ne connais que la chaleur et la soif. L’ endurance est mon armure. Je me bats contre les éléments de la nature car j’en suis le cinquième.

Mon animal est le dromadaire. Je ne l’ai pas choisi, on s’est trouve. Lui m’a reconnu en me voyant et moi je l’ai rêvé avant de le rencontrer. S’en est suivi une histoire d’amour éternelle comme le sable fin qui nous a uni. Je partage sa ténacité, il m’envie ma solitude. Je lui chante mon bonheur, il me murmure son contentement.

Je vis la vie que mon destin m’a octroyé. Je suis les pas de mes aïeuls. Je n’offense ni la terre ni les créatures qui y vivent car je leur doit du respect. Je voue gratitude a mes ancêtres de cette sagesse. Cet héritage m’est aussi chère que l’air que je respire. Je veux le léguer a mes enfants pour qu’ils n’oublient jamais d’ou ils viennent. Enfant du sable, enfant du désert.